L’accès aux soins pour tous. Partout. Sans conditions.

Catherine Le Grand Sébille – Portrait d’intervenant – Congrès Emeraude 58

Qui suis-je ?

Maître de conférences honoraire des Universités, Socio-anthropologue de la santé. Consultante, conférencière, Formatrice.

Docteur en ethnologie et anthropologie sociale de l’EHESS

Enseignant-chercheur à la faculté de médecine de Lille de 1999 à 2020

Domaines de recherche : Socio-anthropologie de la maladie et de la fin de vie, Anthropologie de la mort, Anthropologie du goût, Discriminations en santé, Violences sociales/violences institutionnelles

 Enseignements en sciences humaines et sociales dispensés en cursus d’études médicales, et infirmières.

Consultante, conférencière, formatrice auprès d’équipes hospitalières et d’institutions médico-sociales. Intervenante dans plusieurs Diplômes Inter-Universitaires.

Mon intervention

« Pour une éthique concrète qui interroge et interpelle les manières d’être, de faire et de dire dans l’ordinaire des pratiques soignantes »

La réflexion à mener sur les pratiques que nous proposerons, dans trois champs d’intervention des professionnels: les nourritures en institution, la toilette faite aux plus vulnérables, et les soins aux défunts, ne s’ancrent pas dans une éthique normative qui énoncerait des principes, car ce serait manquer le rapport à l’affectivité, à la sensibilité qu’implique l’acte de prendre soin. 

Il nous faut en effet nuancer ce qui, dans une position éthique surplombante, laisserait croire que le soin est toujours attention et souci portés à celui qui souffre, lui-même considéré par l’éthique principiste comme sujet doté de conscience de soi, en possession d’une identité, capable d’actions morales, porteur de liberté et de responsabilité. La réalité n’est pas celle-là. 

La réflexion éthique contextualisée que nous présenterons lors de cette communication s’inscrit dans les sciences sociales et se saisit tout autant des belles choses que permettent la relation inter-humaine, que des questions de la violence, de la privation de liberté d’agir et de décider. Sans oublier les effets de l’appartenance sociale ou culturelle de chacun.

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