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Contrat local de santé du Pays Nivernais Morvan : un territoire en mouvement

Prévention, environnement, santé mentale : malgré les contraintes institutionnelles, le contrat local de santé poursuit son déploiement et s’affirme comme un outil évolutif au service des habitants.
Un cadre structurant au service de l’action locale
Cinq mois après sa signature, le contrat local de santé continue de s’ancrer durablement sur le territoire. Pensé dès l’origine comme un outil d’organisation et de coordination, il offre un cadre commun aux nombreux acteurs impliqués dans les politiques de santé. Il permet de mieux structurer les actions existantes, de renforcer les coopérations et de donner une lisibilité globale aux initiatives menées localement. Loin d’être un document figé, il s’inscrit dans une logique évolutive, capable de s’adapter aux réalités du terrain et aux enjeux émergents. Cette souplesse constitue aujourd’hui l’un de ses principaux atouts.
Des axes tous engagés et en dynamique
L’ensemble des axes définis lors de l’élaboration du contrat est désormais lancé. Aucun ne demeure à l’arrêt ou sans action concrète engagée. Cette dynamique globale témoigne d’un engagement collectif fort et d’une mobilisation réelle des partenaires locaux. Malgré un contexte institutionnel marqué par des échéances électorales, les actions se poursuivent. Les formations, les actions de prévention et les temps de travail partenariaux permettent de maintenir une continuité, évitant toute période de creux dans la mise en œuvre du contrat. L’objectif est clair : faire en sorte que la santé reste un sujet d’action permanente, indépendamment des calendriers politiques.
L’axe accès aux soins mobilisé
Dans le cadre du premier axe du contrat local de santé, consacré à l’accès aux soins, le Pays Nivernais Morvan accompagne également la mise en œuvre du dispositif national « Un médecin près de chez vous ». Cette initiative repose sur un principe de solidarité entre médecins, permettant à des praticiens exerçant dans des zones mieux dotées de consacrer ponctuellement du temps de consultation dans des territoires confrontés à une moindre présence médicale. Le Pays Nivernais Morvan joue ici un rôle de facilitateur, en lien avec les partenaires institutionnels, afin d’organiser l’accueil des professionnels de santé et de créer des conditions d’exercice adaptées. En soutenant ce dispositif, le territoire contribue concrètement à renforcer l’accès aux soins pour les habitants tout en participant à une dynamique collective de réponse aux enjeux de désertification médicale.
L’environnement favorable à la santé
Parmi les axes structurants, celui consacré à l’environnement favorable à la santé. Il intègre notamment des enjeux liés aux espèces envahissantes et à la qualité de l’air intérieur, des thématiques de plus en plus présentes dans les préoccupations de santé publique. Ces sujets, à la croisée des politiques environnementales et sanitaires, appellent des réponses coordonnées et transversales. Si le contrat a été rédigé il y a plusieurs mois, il n’en demeure pas moins évolutif. De nouvelles fiches actions peuvent venir compléter le dispositif afin de mieux prendre en compte l’évolution des connaissances et des besoins du territoire.
Un outil évolutif et perfectible
Le contrat local de santé n’a jamais été conçu comme une finalité. Il constitue avant tout un point de départ, un cadre destiné à formaliser l’existant tout en donnant une direction commune. Cette philosophie permet d’envisager l’ajout de nouvelles priorités sans remettre en cause l’équilibre général du document. Si de nouveaux enjeux apparaissent au fil du temps, ils peuvent être intégrés progressivement, en lien avec les partenaires et les acteurs de terrain. Cette capacité d’adaptation garantit la pertinence du contrat sur le long terme.
Animation et évaluation au cœur du dispositif
Le sixième axe, consacré à l’animation et à l’évaluation du contrat, joue un rôle essentiel dans cette démarche. Il permet de suivre l’avancement des actions, d’en mesurer les effets et d’ajuster les orientations si nécessaire. Moins visible que d’autres volets, il garantit néanmoins la cohérence et la lisibilité du projet sur le long terme. L’évaluation continue contribue également à valoriser les actions menées et à identifier les leviers d’amélioration.
Des chantiers structurants en perspective
Les mois à venir devraient voir se développer plusieurs projets d’envergure. Un travail approfondi est engagé autour du contrat local de santé mentale, un enjeu majeur au regard des besoins croissants identifiés sur le territoire. Parallèlement, les questions liées à l’urbanisme favorable à la santé prennent progressivement de l’ampleur, en intégrant des réflexions sur le cadre de vie, les mobilités ou encore l’accès aux services. La disponibilité des professionnels et la mobilisation des partenaires facilitent la mise en œuvre de ces nouvelles actions.
Un territoire ouvert et en constante évolution
Après une année marquée par de nombreuses rencontres, le constat est clair : le territoire est vaste, riche de compétences et de partenariats variés. Cette diversité nourrit une dynamique d’ouverture permanente et favorise l’émergence de nouvelles idées. Soutenue par une gouvernance à l’écoute et ouverte à l’innovation, la démarche du contrat local de santé s’inscrit dans le temps. Elle vise à construire des réponses adaptées aux besoins de la population, en tenant compte des évolutions sociales, environnementales et sanitaires, afin de renforcer durablement la santé et le bien-être des habitants.
Informations
Financement des SSIAD
Le décret publié le 5 mars modifie les modalités de financement des services de soins infirmiers à domicile (Ssiad) afin de répondre à des difficultés rencontrées sur le terrain. Il supprime la référence aux fournitures et au petit matériel médical dans la dotation globale de soins, afin d’éviter des litiges de remboursement. Il confirme aussi que les interventions réalisées les jours fériés sont financées comme celles du week-end. Le texte précise également le financement en cas d’absence temporaire de l’usager, avec une période « d’absence financée » pouvant aller jusqu’à trois semaines. Enfin, il ajuste le calendrier de transmission et de vérification des données entre les Ssiad et les agences régionales de santé.
Nouveau système d’information des réclamations
Le décret publié le 28 février rend opérationnel le système d’information national des réclamations Sirena, destiné au signalement et au suivi des situations de maltraitance dans les secteurs sanitaire, social et médico-social. Cette plateforme permettra aux agences régionales de santé, aux conseils départementaux et aux services de l’État de centraliser les réclamations, d’en assurer le traitement et de produire des données statistiques. Placé sous la double tutelle de la Direction générale de la cohésion sociale et du secrétariat général des ministères sociaux, Sirena encadre les catégories de données collectées et leur utilisation. Les informations seront conservées au maximum un an après la clôture d’une réclamation. Des cellules territoriales assureront le suivi des signalements.
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