Les personnes atteintes de maladies graves peuvent bénéficier de diverses aides financières et de dispositifs de soutien spécifiques pour maintenir autant que possible leur qualité de vie à domicile. Les proches aidants disposent également de mesures légales et sociales permettant d’adapter leur activité professionnelle et d’obtenir un accompagnement financier.
Consultez le document complet ici
1. Prestations financières classiques
Prestation de Compensation du Handicap (PCH)- Objet : Couvrir tout ou partie des frais liés à un handicap (aides humaines, aides techniques, aménagement du logement, etc.).
- Public visé : Personnes de moins de 60 ans, présentant un handicap durable.
- Spécificité : Versée par le Conseil Départemental. Non récupérable sur la succession.
- Modalités : Dépôt d’un dossier auprès de la Maison Départementale des Personnes Handicapées (MDPH).
- Objectif : Soutenir les parents en situation de handicap dans la prise en charge d’enfants de moins de 7 ans.
- Aides couvertes :
- Aide humaine pour s’occuper de l’enfant.
- Aide technique (matériel ou équipement adapté).
- Montants : Dépendent de la situation familiale (parent seul ou en couple) et de l’âge de l’enfant.
- Public visé : Personnes de 60 ans et plus, classées en GIR 1 à 4 (perte d’autonomie importante).
- Utilisation : Finance en partie l’aide à domicile (toilette, ménage, portage de repas) ou le tarif dépendance en établissement spécialisé.
- Calcul du montant : Varie le niveau de dépendance et le lieu de vie.
- Intervention d’aide à domicile financée par la mutuelle.
- Dispositif d’« aide extra-légale » via la Caisse Primaire d’Assurance Maladie (CPAM).
- Accompagnement à domicile après hospitalisation (caisse de retraite).
- Programme PRADO (CPAM) pour un retour à domicile sécurisé.
2. Soutien pour les soins palliatifs et accompagnement de fin de vie
Aide financière pour le malade- Conditions : Être en phase avancée ou terminale d’une maladie grave nécessitant des soins palliatifs.
- Financements possibles : Garde-malade, médicaments non remboursés, fournitures spécifiques.
- But : Permettre au salarié de suspendre temporairement son contrat de travail pour accompagner une personne en fin de vie.
- Durée : 3 mois renouvelables une fois, avec possibilité de percevoir l’Allocation Journalière d’Accompagnement d’une Personne en fin de vie (Ajap).
- Montant : Indemnité journalière versée pendant maximum 21 jours (ou 42 jours si fractionnement ou temps partiel).
- Bénéficiaires : Salariés, indépendants, demandeurs d’emploi.
- Conditions : Fournir un certificat médical attestant la phase terminale de la pathologie du proche.
3. Dispositifs pour accompagner un proche en perte d’autonomie ou en situation de handicap
Congé de proche aidant- Conditions : Avoir au moins un an d’ancienneté, assister un proche en situation de handicap ou de dépendance (conjoint, ascendant, descendant, etc.).
- Durée : 3 mois maximum, renouvelables. Ne peut excéder un total d’un an dans la carrière.
- Organisation : Possibilité de fractionnement ou de temps partiel en accord avec l’employeur.
- Non rémunéré : Peut cependant être associé à l’Allocation Journalière du Proche Aidant (AJPA).
- Objectif : Compenser en partie la perte de revenus lors du congé de proche aidant.
- Montant : Versé par la CAF ou la MSA dans la limite de 66 jours par personne aidée (possibilité de renouvellement sous conditions).
- Public visé : Aidants familiaux soutenant un bénéficiaire de l’APA (GIR 1 à 4).
- Principe : Financer temporairement des solutions de relais (accueil de jour, hébergement temporaire en EHPAD) afin d’accorder un temps de repos à l’aidant.
4. Mesures pour accompagner un enfant malade
Congé pour l’annonce d’un handicap, d’une pathologie chronique ou d’un cancer- Durée : 5 jours ouvrables payés par l’employeur.
- Motif : Survenue ou annonce du handicap, d’une maladie chronique ou d’un cancer de l’enfant.
- But : Permettre de rester auprès d’un enfant gravement malade, en situation de handicap ou accidenté.
- Durée : Jusqu’à 310 jours (ouvrés) sur une période de 3 ans, renouvelable en cas de rechute.
- Rémunération : Peut s’accompagner de l’Allocation Journalière de Présence Parentale (AJPP).
- Montant : Indemnité versée pour chaque jour de présence effective au chevet de l’enfant, plafonnée à 22 jours indemnisés par mois et 310 jours sur 3 ans.
- Conditions : Certificat médical attestant la gravité de la maladie ou du handicap, suspension totale ou partielle de l’activité (ou de la recherche d’emploi).
5. Don de jours de repos pour soutenir un collègue aidant
Le salarié peut donner anonymement des jours de repos à un collègue pour s’occuper :- d’un enfant (de moins de 20 ans) souffrant d’une pathologie grave nécessitant une présence continue.
- d’un proche adulte dépendant ou en situation de handicap.
Points essentiels à retenir
- De nombreuses aides financières existent.
- Les proches aidants ont accès à divers congés spécifiques et allocations dédiées.
- Les dispositifs de « répit » prévoient un soutien temporaire pour éviter l’épuisement de l’aidant et sécuriser le maintien à domicile.
- Les démarches administratives exigent la plupart du temps un certificat médical justifiant la gravité de la maladie et des formulaires spécifiques.
Consultez le document complet ici