Docteurs juniors : la Nièvre se mobilise pour séduire les futurs généralistes

Une quatrième année pour découvrir la médecine de terrain
Depuis la rentrée 2023, les internes en médecine générale voient leur cursus s’allonger d’une année. Cette quatrième année, celle de « docteur junior », existait déjà dans d’autres spécialités mais pas en médecine générale. Désormais obligatoire, elle vise à rapprocher les futurs médecins de l’exercice libéral, notamment en milieu rural.
Toujours étudiants mais déjà thésés, les docteurs juniors exerceront en quasi-autonomie, sous la supervision d’un médecin senior agréé. L’objectif est clair : leur permettre de suivre une patientèle sur un ou deux semestres, de comprendre le fonctionnement concret d’un cabinet et de préparer, en conditions réelles, leur future installation.
Inciter à venir dans les zones prioritaires
Le dispositif prévoit des incitations financières pour encourager l’installation dans les zones d’intervention prioritaire. Dans la Nièvre, toutes les communes sont classées dans cette catégorie. À l’inverse, un exercice en périphérie de Dijon n’ouvrira pas droit aux mêmes bonifications.
Au-delà de la rémunération, l’enjeu est d’offrir une immersion complète : cabinet dédié pour travailler en parallèle du tuteur, découverte des démarches administratives, choix entre exercice isolé, maison de santé pluriprofessionnelle (MSP) ou centre de santé. L’année doit aussi aider les jeunes médecins à trancher entre exercice coordonné et libéral « pur ».
Un accueil à organiser sur tout le territoire
Pour anticiper leur arrivée, un comité de pilotage départemental a été constitué. Autour de la table : l’université, le Conseil départemental, les PETR, les CPTS, le Conseil de l’Ordre, l’URPS et la CPAM. L’objectif est de bâtir une stratégie cohérente et d’éviter toute concurrence entre territoires.
Car attirer un docteur junior ne se résume pas à proposer un cabinet. Hébergement, transports, cadre de vie, activités, dynamique d’équipe : tout compte pour aider ces jeunes praticiens à se projeter sur six à douze mois, voire au-delà. « Il ne faut pas qu’ils pensent qu’il n’y a que des vaches dans la Nièvre », sourit-on en coulisses.
Quinze volontaires dans la Nièvre
Le nombre exact de docteurs juniors attendus en Bourgogne-Franche-Comté reste incertain — autour de 90 potentiellement — en raison des parcours individuels parfois non linéaires. Dans la Nièvre, une quinzaine de médecins se sont déjà portés volontaires pour les accueillir.
Même si tous ne resteront pas, l’expérience montre que ces stages peuvent déclencher des installations durables. À Luzy ou ailleurs, certains internes ont choisi de revenir après avoir découvert l’exercice rural.
Pour la Nièvre, confrontée aux tensions démographiques médicales, cette nouvelle année représente une opportunité stratégique : donner envie aux jeunes généralistes de faire de leur stage un point d’ancrage.
Erratum
Dans la Brève n°45 de juillet, nous avions indiqué que l’EHPAD de Corbigny était le vainqueur de l’EHPAD’Athlon 2026.
Nous vous prions de nous excuser pour cette information erronée : l’EHPAD’Athlon 2026 n’est pas encore terminé. Les dernières épreuves se dérouleront en octobre et novembre 2026.
Nous ne manquerons pas de vous communiquer le nom du vainqueur à l’issue de la compétition.
Merci à l’EHPAD de Corbigny pour sa participation et toutes nos excuses pour cette confusion.
A vos agendas

Vendredi 2 octobre 2026 à 12h30 :
Les manifestations psychologiques en soins palliatifs : dépression, anxiété, confusion
Animé par Wassim Hallak – psychologue clinicien titulaire d’un Diplôme Universitaire en psycho-oncologie.

6e rencontres du comité éthique du Centre Hospitalier Pierre Lôo
LA RÉALISATION PERSONNELLE AU TRAVAIL
Vendredi 9 octobre 2026 de 8h30 à 17h
Théatre municipal
8 place des Reines de Pologne – Nevers
Entrée gratuite
Inscriptions : chpl.comite.ethique@ght58.fr
